Le Suédois Petter Nylander, PDG de la société de paris en ligne Unibet, a appelé, lors d'une conéference de presse jeudi dernier, à la fin du monopole sur les jeux en France où il a été mis en examen mercredi pour infraction à des lois qu'il a qualifiées d'"obsolètes".
"Les lois qui sont retenues contre moi en France datent de 1836 et 1891 (...), avant que l'Union européenne soit créée, avant qu'internet soit créé", a souligné M. Nylander lors d'une conférence de presse à Londres, où il réside.
"Ces lois nationales sont obsolètes", a-t-il ajouté, soulignant que l'Union européenne s'opposait aux monopoles à des fins commerciales.
"Au cours des vingt dernières années, de nombreux monopoles d'Etat sont tombés, dans l'aviation, les télécommunications, la télévision, au bénéfice du consommateur. C'est juste un autre monopole qui est en train de tomber, douloureusement", a indiqué M. Nylander.
"Mais je n'ai pas souvenir de la disparition d'un autre monopole avec l'envoi des concurrents en prison", a-t-il dénoncé.
"Il faut arrêter ce harcèlement des sociétés. (...) Nous devons créer une forme moderne d'industrie du jeu, pour permettre aux sociétés responsables comme Unibet et d'autres de travailler et de ne pas être discriminées par rapport aux sociétés publiques", a-t-il indiqué, se disant "très heureux" du soutien de la Commission européenne.
|